Comme je vous l'ai dit, j'étais grand électeur (les grands électeurs sont pour Toulouse plus nombreux que le nombre de conseillers municipaux, ceux-ci élisent donc des délégués sénatoriaux supplémentaires) dimanche dernier pour élire nos sénateurs. Les grands électeurs qui ont la chance (et le devoir, car si on ne veut pas voter, c'est 100€ d'amende !!!) de pouvoir représenter les électeurs doivent à mon avis rendre des comptes sur leurs choix, cela me paraît être le minimum. Les grands électeurs MoDem étaient libre dans leur vote, j'ai donc décidé de voter pour la diversité en Haute-Garonne, la liste d'Alain Chatillon. Et le résultat m'a conforté dans mon choix, puisque le Parti socialiste, qui détient en Haute-Garonne les huit circonscriptions au niveau législatif, la plupart des mairies dont Toulouse, le Conseil Général, le Conseil Régional, visait également un grand chelem au niveau des sénatoriales, c'est-à-dire cinq sénateurs socialistes sur cinq sièges ! Or cela n'a pas du tout été le cas: la liste socialiste n'a obtenu que trois sièges (dont un revenant à un candidat du PRG), les deux autres sièges revenant au sénateur sortant dissident Jean-Pierre Plancade, et un autre à Alain Chatillon.

Je me réjouis de cette très légère faille dans l'hégémonie socialiste de notre département. Cependant, il est aussi juste de rappeler que les sénateurs sont élus d'une façon peu représentative, les petites communes, souvent plutôt à droite, étant largement surreprésentées ce qui empêchje l'alternance au Sénat. La réforme des institutions récente n'a évidemment pas touché à cette institution favorable à la droite, et la démocratie ne s'en trouve que fragilisée.