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Blog d'Etienne DURAND-RAUCHER

vendredi 27 juin 2008

Ca bouge chez les Jeunes Démocrates !

Les Jeunes Démocrates, un an après la création du MoDem, s'organisent...Dans ce cadre, des élections nationales vont avoir lieu, opposant la liste "Energie Démocrate" menée par Pierre BRAUN et Mehdi BENCHOUFI, et la liste "Engagés !", ménée par Franck FAVEUR et ALexandre LABARTHE, ancien Président des Jeunes Démocrates 31 (voir plus bas).

L'équipe qui sera élue aura du pain sur la planche, avec l'organisation des universités d'été. Mais elle aura surtout un travail de fond et de longue haleine à faire, un défi à réussir: faire en sorte que la nouvelle génération, nombreuse au MoDem, soit connue et reconnue, et que, notamment dans le cadre des prochaines élections régionales et cantonales, les jeunes soient candidats dans de nombreuses régions, à des places importantes, voire certains en tête de liste. Car notre parti doit se différencier des partis traditionnels qui vont certainement réinvestir les notables locaux...nous avons finalement de la chance dans les départs de certains qui a suivi la création du MoDem. Cela permet en effet de montrer que le MoDem est capable de lancer de nouveaux candidats réellement symboles du renouvellement politique.

Le prochain Bureau National aura la charge d'accompagner cette évolution, et d'aider les fédérations dans ce cadre à s'organiser, à former les jeunes candidats, à accompagner leurs démarches, à organiser des évènements originaux qui nous démarquent ! Et l'équipe qui me semble la mieux placée pour réaliser ces objectifs ambitieux est la liste "Engagés", dont le candidat à la présidence est Frank Faveur et la tête de liste Alexandre Labarthe, que je connais bien et qui a toutes les qualités pour mener cette liste, gagner les élections internes et permettre aux Jeunes Démocrates d'occuper le terrain médiatique et politique comme un mouvement jeune se doit de le faire !

Concernant les Jeunes Démocrates 31, des élections ont également eu lieu jeudi 26 juin, suite à la démission d'Alexandre Labarthe qui déménage et va se consacrer au bureau national. J'ai donc eu la chance de "reprendre du service" après ma présidence des Jeunes UDF 31 en intégrant le bureau des Jeunes Démocrate 31, désormais présidé par Olivier Charles. J'aurais certainement l'occasion très rapidement de vous faire part de nos objectifs et nos défis sur ce blog !

mercredi 11 juin 2008

Les candidats MODEM ont besoin de plus de temps

Voici un article d'un internaute démocrate trouvé sur le site www.lesdemocrates.fr, site du MoDem, auquel je souscris à 300% !

Désignés trop tard, nos candidats manquent de temps pour s'implanter localement, se faire connaitre et gagner la confiance des électeurs. Lorsque leurs scores sont trop faibles, ils prouvent notre incapacité à designer des candidats crédibles. Cela mine notre crédibilité politique.

Nous présentons trop souvent des candidats mal préparés qui vont à l’abattoir et ne rassemblent que de justesse les 5% des voix nécessaires au remboursement des campagnes. Quelques soit la bonne volonté et le travail de ces candidats, cet amateurisme dans nos candidatures nous décrédibilisent. Nos candidats ont besoin de beaucoup plus de temps pour se faire connaître et prouver leur fiabilité. Nous devons à chaque consultation augmenter nos scores et pas les réduire.

Le PS et l’UMP ont déjà leurs candidats 6 ans à l’avance pour 80% des circonscriptions, cantons et communes qu’ils peuvent gagner : ce sont leurs sortants qui se représentent. Sur le terrain le PS et l’UMP ont ainsi trop souvent 6 ans d’avance sur nos candidats qui ne reçoivent la confirmation de leur candidature que dans les toutes dernières semaines. Dans ces conditions nous ne sommes pas de taille.

Ceux qui n’ont jamais été candidats pensent que c’est le soutien du parti qui fait une élection. Ils négligent le patient travail de terrain à se faire connaître des élus locaux, des responsables associatifs, des parents d’élèves, des commerçants, des leaders syndicaux, des responsables de communautés.. etc etc… Cela prend des mois et souvent des années. Il faut de la persévérance. Il faut parfois perdre plusieurs élections pour pouvoir s’implanter durablement. Nous ne donnons pas cette chance à nos candidats.

Nous faisons comme nous faisions dans l’ancien monde. Lorsque les investitures étaient accordées à la dernière minute… pour pouvoir les négocier d’éventuels retraits réciproques avec nos alliés politiques. Nous ne sommes plus dans ces alliances, mais pourtant nous continuons d’accorder les investitures à la dernière minute. En faisant cela nous empêchons nos candidats d’avoir le temps de se faire connaître sur le terrain.

On me demandait récemment qui était la meilleure tète de liste MODEM possible pour les Européennes ou les Régionales dans ma région. Pourtant aucun des candidats possibles ne pourra faire quoique ce soit si nous mettons plusieurs mois à les designer. Ce sera autant de mois de campagne en moins.. alors que l’UMP et le PS savent depuis longtemps qui seront leurs têtes de listes et les mettent déjà beaucoup en avant. La question n’est pas tant de savoir qui est le meilleur que de savoir comment rendre nos candidats meilleurs : en leur donnant plus de temps.

Nous devrions déjà savoir qui sont nos têtes de liste pour les régionales afin de pouvoir aussi les faire connaître lors des européennes. Les fédérations doivent désigner des chefs de files pour toutes les élections à venir dans toutes les unités électorales. Ce n’est qu’ainsi que nous pourront reconquérir un tissus d’élus locaux, régionaux, nationaux et européens.

A charge pour les candidats MODEM de faire preuve de persévérance et de poursuivre leur implantation défaites après défaites... jusqu'à la nécessaire victoire.
A charge pour les candidats à la candidature de commencer des aujourd’hui leur travail d’implantation.

jeudi 5 juin 2008

Ce ne sera pas grâce à François BAYROU....

...si l'ordre du jour de l'Assemblée Nationale pourra être maîtrisé un peu plus équitablement par l'exécutif et celle-ci ...si l'utilisation de l'article 49-3 ne sera plus que limitée aux questions financières, ce qui permettra d'arrêter de priver de débat l'Assemblée Nationale ...si les citoyens pourront, comme dans la plupart des pays européens, invoquer au cours d'un procès l'inconstitutionnalité d'une loi, qui sera alors renvoyée devant le Conseil constitutionnel ...si les citoyens pourront, même si ce sera dans des conditions assez strictes et difficiles à réunir, exercer le droit du référendum d'initiative populaire ...si les nominations aux hauts postes de l'Etat seront désormais soumises au Parlement, certes à la majorité simple, dont on sait qu'elle s'avère docile à l'exécutif, mais qui permettra le débat et mettra en face de leurs responsabilités les députés

Non, ce ne sera pas grâce à François Bayrou si ces avancées institutionnelles verront le jour. Car M. Bayrou a décidé de voter contre le projet de loi constitutionnelle, et a annoncé qu'il ferait de même lors du Congrès de Versailles. Mais M. Bayrou oublie qu'il avait toujours prôner une attitude nouvelle en politique, qui consistait à voter les bonnes choses et à contester les mauvaises. Il oublie aussi que malgré les imperfections du texte, il avait fait campagne pour le OUI à la Constitution européenne, car on ne peut pas laisser passer des avancées. Aujourd'hui, M. Bayrou estime que cette réforme est un "leurre", une opération "intox". Bien sûr, je suis le premier à regretter l'absence de modification du mode de scrutin, mais nous savions qu'avec une majorité UMP celle-ci était impossible. Alors faut-il laisser de côté toutes les autres nouveautés, et notamment la mise en place de l'exception d'inconstitutionnalité, qui est une avancée extrêmement importante, qui n'est pas de l'"intox" ni un "leurre". L'opposition constructive, c'est une opposition qui sait reconnaître des avancées, et qui, malgré certaines insuffisances, accompagne ces avancées.

J'espère sincèrement que François BAYROU révisera sa position d'ici le Congrès de Versailles, mais j'en doute. Et même si je reste convaincu de la pertinence du discours du MoDem, convaincu qu'il joue et jouera un rôle important, j'avoue être extrêmement déçu par cette prise de position politicienne qui engage d'une certaine façon tous les adhérents du MoDem...

jeudi 22 mai 2008

Le MoDem 31 déconnecté...?

Mercredi soir (21 mai) avait lieu une Assemblée Générale du MoDem 31...

A l'ordre du jour, bilan des municipales, discussion sur le règlement intérieur, point sur les élections internes départementales à venir.

Un bilan des municipales a été faite ville par ville, en terminant sur Toulouse...faibles résultats sur le département, aucune question sur la situation à Blagnac où des élus MoDem sont dans la majorité et d'autres dans l'opposition...Arrive le cas de Toulouse: plutôt qu'une analyse, yeux dans les yeux, qu'une discussion posée, on a eu droit à un pugilat organisé contre Jean-Luc Forget, accusé de "stratégie de division du MoDem", de "parachutés", de "sabotteurs"...Evidemment, Jean-Luc Forget a essayé (lorsqu'il n'était pas coupé par des personnes qui étaient venus pour se défouler comme sur un ring de boxe) d'expliquer calmement et de répondre à toutes les questions qui lui étaient posées...J'espère que cela sera vraiment la dernière fois qu'on s'étripe sur le passé...

Deuxième point, le règlement intérieur: s'il était nécessaire d'expliquer les nouvelles "règles du jeu" du MoDem, d'échanger sur son application, je doute que la discussion pendant plus d'une heure sur des cas très particuliers comme s'il s'agissait de la Constitution française soit réellement efficace pour faire avancer un parti.

Troisième point, les élections internes départementales sont prévues pour septembre...Le temps, je l'espère, de mettre en place de solides règles pour qu'il n'y ait pas de problème, et d'avoir enfin une équipe rassemblée, dynamique et surtout au travail...

Car d'ici septembre, j'ai bien peur que le MoDem 31 continue sur sa lancée...c'est-à-dire une masturbation intellectuelle régulière sur un mélange de passé et de statuts...pas de manifestations prévues (type Fête de l'UDF 31 comme je l'avais organisé en 2005 et 2006 par exemple, qui pourrait être une bonne idée pour réunir les adhérents dans un cadre convivial, parler d'actualité et non s'écharper sur des questions qui n'en valent pas la peine)...bref un MoDem absent, à un an des européennes, qui ne s'intéresse qu'à lui et ne regarde pas ce qui se passe autour...

Bref, une soirée au bilan pas très positif, avec des interventions souvent mensongères et très calomnieuses voire inacceptables pour un démocrate... Mais elle aura peut-être au moins le mérite de clore ces pitreries et de se mettre au travail, car il y en a. Dès septembre, l'équipe du MoDem 31 devra réunir les adhérents, mener un gros travail de réflexion pour les élections européennes et régionales (qui concernent encore plus le local), et occuper le terrain pour parler aux électeurs !

vendredi 18 avril 2008

Humour: un peu d'autodérision...!

mardi 15 avril 2008

MoDem: les pieds dans le plat !



Un mois après le résultat des élections municipales, et au cours d'une période calme en termes d'échéances, il est temps pour le MoDem de prendre du recul, d'observer et de faire son autocritique.

En effet, les résultats du MoDem ne peuvent et ne doivent pas être considérés comme bons. Ils permettent tout juste notre survie. Je ne suis pas politologue ni donneur de leçons, mais je crois que le MoDem doit se corriger sur deux points essentiels: la stratégie et le fonctionnement ou l'organisation du mouvement.

  • Sur la stratégie, je crois que notre discours est le bon: face à un Parti socialiste hégémonique dans de nombreuses régions et qui n'a pas su évoluer avec la société, et face à un sarkozysme qui montre tous les jours ses effets néfastes pour notre société, la présence forte d'un mouvement central et démocrate est essentielle. Mais ce discours, pouvions-nous l'appliquer aux élections municipales ? Comme je l'ai écrit dans mon précédant billet, je ne crois pas que les valeurs que nous avons prônés, que les méthodes que nous avons portées, que les mesures que nous avons proposées, soient des valeurs, méthodes et mesures du MoDem. Non, ce sont le fruit d'un travail local, parfois partagé par d'autres personnes au niveau local. Et pourtant, nous avons, dans la plupart des cas, joué la carte et l'étiquette MoDem comme s'il s'agissait d'une élection nationale. Ce qui a rendu nos alliances du second tour illisibles et difficilement explicables ne sont pas les alliances en tant que telles, je crois, ce sont plutôt nos attitudes au premier tour, basées sur l'indépendance coûte que coûte, l'étiquette 100% MoDem, ce qui ne correspond pas à la philosophie des élections municipales. Il faudra, à l'avenir, prendre le temps de réfléchir au projet, prendre le temps de réfléchir avec qui nous pourrions travailler, en amont, pour que dans 6 ans notre stratégie soit lisible et payante.


  • Concernant notre organisation, je crois que c'est à ce niveau que les efforts doivent être vraiment multipliés. Le constat est simple et amer: dans la plupart des villes, les listes soutenues par le MoDem sont parties dans une désorganisation totale, sans soutien officiel local car les mouvements départementaux sont inexistants, ce qui explique un brouhaha médiatique, une incompréhension des adhérents, des investitures données de façon tout-à-fait différente dans telle ou telle ville, un climat peu propice au rassemblement nécessaire à la victoire, ce à quoi il faut rajouter une équipe nationale absente car surbooké et concentrée à leurs campagnes (les deux principaux responsables du MoDem, François Bayrou et Marielle de Sarnez, tout deux engagés dans des élections municipales de la plus haute importance, ne pouvaient pas sérieusement assurer et assumer leur rôle d'exécutif du Mouvement, pourtant nécessaire pour aider des équipes sur le terrain, surtout lorsqu'il n'y a pas d'organisation locale du Mouvement)...Bref, sans rentrer dans les détails, je crois que le MoDem n'était pas prêt, pas organisé pour ces élections et que le climat n'était pas propice à la victoire. Mais tournons nous vers l'avenir, et entrons dans le vif du sujet: il ne faut plus attendre pour s'organiser. Il faut très rapidement des élections internes dans chaque départements pour faire cesser les gesticulations, les tensions, les comportements personnels qui nuisent au Mouvement Démocrate et à sa cohésion. La démocratie apportera la "discipline" des adhérents, et alors enfin nous pourrons travailler aux futures échéances sérieusement, dans un cadre bien déterminé. Une organisation claire, des objectifs bien déterminés, des responsabilités assumées, voilà ce qu'il faut au Mouvement Démocrate !