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Blog d'Etienne DURAND-RAUCHER

samedi 10 mai 2008

Exclusif ! L'interview du Petit Grognard !


Il était annoncé et attendu, voici l'interview du Petit Grognard, auteur du blog bien connu de ce jeune militant toulousain du MoDem ! Un mois après l'arrêt de son blog, il m'a fait l'honneur de répondre à mes questions sur mon blog naissant !

Bonjour Petit Grognard, et merci de me faire l’honneur de t’interviewer sur mon jeune blog ! Ca te fait quoi d’être interviewez comme une star de la blogosphère ?

Ca me fait plaisir car c’est une première ! Et je suis ravi de ton idée car j’en profite pour encourager mes amis blogueurs toulousains et d’ailleurs à te lire. Tu commences déjà à trouver ta « touch », rien qu’avec la politique toulousaine. Je te lirai souvent et je pense qu’on va entendre parler de ton blog si tu arrives à tenir !

Tu as arrêté de mettre ton blog à jour il y a plus d’un mois, et tu l’as mis hors ligne il y a quelques jours, alors que celui-ci était un des blogs les plus lus…Peux-tu nous rappeler pourquoi cette décision ?

Premièrement, j’étais inquiet du temps que cela prenait. C’est chronophage de tenir un blog quand « on se prend trop au jeu ». J’ai une thèse à écrire, d’autres expériences à mener. Bref, il fallait que je me libère d’une charge. Bloguer à un rythme soutenu est plus faisable quand on est retraité, chômeur ou Rmiste. C’est tabou ce que je dis, mais c’est vrai. Deuxièmement, si j’ai choisi ce moment précis c’est justement que mon blog ne marchait pas mal. Je n’aurais guère aimé voir mon blog mourir peu à peu. Alors j’ai arrêté (au bon moment je crois). En revanche, tu as tort en disant qu’il était des « plus lus ». Non, là-dessus, il est toujours resté modeste (200-300 visiteurs en moyenne à la fin). Là où je m’en suis bien tiré, c’est que ce blog s’est pas mal implanté sur Toulouse en 11 mois qui plus est. Pour le « Hors-ligne », je voulais vraiment ne plus être tenté de revenir en arrière. J’ai donc tout supprimé. Le côté « château de sable s’écroulant après une vague » me plait.

Pendant les municipales, ton blog a-t-il connu une « explosion » ?

Oui et Non (c’est une réponse de centriste, ça !) Oui, car dès janvier les visites ont augmenté plus fortement (bien que mon blog a toujours et sans discontinuité progressé depuis le début). Mais avec la campagne, j’ai constaté un « bon coup de fouet ». Et disons que les visiteurs se sont « localisés ». Avant un gros quart de mes visiteurs était de Paris, un quart était de Toulouse. A la fin des municipales, c’était plus de 40 % Toulouse. Non, car il a continué à progresser après et aurait pu progresser encore ;-)

A ton avis, quel a été le rôle de la blogosphère dans la campagne municipale toulousaine justement ?

Je suis bien incapable de répondre à cette question et je demanderai plutôt ton avis. Je pense que pas mal de blogueurs seraient intéressés si tu fais un billet pour raconter comment vous avez trouvé les différents blogs toulousains MoDem ou autres.

Certains hommes politiques trouvent parfois que cette « sur-communication » tue un peu ou dénature le débat politique, ou que la blogosphère est parfois plus violente et moins posée que dans la « réalité », qu’en penses-tu ?

Il faut admettre l’existence de cette forme nouvelle de liberté d’expression, soumise comme toute liberté d’expression à des lois qui la règlementent (au secours, je parle comme un juriste !). Au MoDem, je trouve qu’on a été assez soft par rapport aux blogs extrémistes. J’ai un peu irrité certains, Pinocchio un peu plus, mais c’était dit sous forme d’humour, donc ça passait. Ne l’oublions pas, il n’y a qu’un colistier de François Simon qui a menacé de faire un procès à Pinocchio !

Comment juges-tu la blogosphère post-campagne municipale ? Je vais te parler de deux blogosphères. La blogosphère MoDem, sur l’ensemble de la France. Elle est enfin sortie de son côté « promenons-nous dans les bois pour ramasser des myrtilles ». Avant, tous les blogueurs étaient potes et s’embrassaient virtuellement ou réellement (si si mais chut !). Puis elle s’est rendu compte d’une diversité d’opinions en son seing. Cette diversité s’exprime. Donc ça s’engueule (L’Hérétique et Hypos, moi-même avec Antonin, Michel avec Farid, et j’en passe… J’ai mis leur lien, ça les attirera ici, et fera connaître encore un travers de blogueur ) mais ce n’est pas plus mal au fond. Elle va gagner en sincérité et en profondeur. La blogosphère toulousaine me semble fatiguée. Je trouve l’ensemble sans nouveau souffle depuis la fin des municipales. Elle est par ailleurs assez idiote de se diviser en de multiples rencontres : Toulouse Carnet, Blog sur Garonne et République des Blogs.

Parlons un peu du MoDem…la blogosphère est très attentive aux évolutions statutaires, aux élections internes, etc… quel est ton sentiment sur la situation actuelle et l’avenir du MoDem, à la fois national et départemental ? Quelles seraient selon toi les solutions pour avoir une organisation plus efficace et éviter les tensions qui nuisent souvent pendant les périodes de campagne ?

Le MoDem me gonfle en ce moment. Je suis un peu en pause, mais je reviens toujours. J’aime surtout le tempo des élections. J’ai toujours cru à un centre fort, capable de s’allier tant avec la droite qu’avec la gauche. Tant que le MoDem existera, j’y resterai, comme un Grognard ! En revanche, s’il échoue, alors je reviendrai à mes premières amours : le centre-droit. En tout cas, le Nouveau Centre ne m’inspire pas car je suis bien content de ne pas être lié de près ou de loin au plus mauvais président de la Cinquième République, voire de toutes les républiques. Je ne regrette pas mon vote pour Ségolène Royal ! Je n’ai pas de solutions toutes faites pour une organisation plus efficace. Je crois que c’est surtout le comportement humain qui doit changer, plus que « le droit, les règles ». On aura beau faire tous les règlements intérieurs que nous souhaitons, c’est l’Homme qui doit changer. Jean-Luc Forget avait parlé « d’apprendre la démocratie ». C’est exactement ça et c’est un défi de taille. Sommes-nous capable de nous plier à un système démocratique quand nous sommes individuellement contre une mesure prise ?

Dernière question, inévitable…va-t-on te revoir sur la blogosphère en tant que blogueur… ?

Il ne faut jamais dire jamais… Mais très sincèrement, beaucoup m’ont dit « tu ne tiendras pas deux mois ». Pour le moment, ça ne me manque pas du tout. Et place à d’autres ! Prendre le temps de lire, de commenter et éventuellement écrire encore plus librement chez d’autres me plait, comme je l’ai fait récemment chez MIP MIP

dimanche 27 avril 2008

Interview de Jean-Luc Forget dans "La Dépêche du Midi" du 25 avril

Le centriste Jean-Luc Forget s'explique sur le choix des trois élus MoDem au conseil municipal de Toulouse de siéger parmi les « non-inscrits ».

Vous avez renoncé, avec vos collègues du MoDem, à rallier le groupe des élus de l'opposition. Pourquoi ?

Les explications sont nombreuses. Nous nous considérons d'abord plutôt dans la minorité que dans l'opposition. La nuance est importante, puisqu'elle nous permet de voter, en conscience, pour ou contre les délibérations proposées par la majorité. Nous avons également jugé qu'un grand groupe d'opposition auquel nous aurions adhéré aurait manqué de cohérence.

Ne craignez-vous pas, après le parcours sinueux du MoDem tout au long de la campagne électorale, de troubler définitivement les Toulousains ?

Je ne suis pas d'accord. J'estime, au contraire, que nous avons été cohérents. Nous avons présenté une liste MoDem au premier tour parce que ce que nous voulions, c'était agir en faveur de Toulouse. Entre les deux tours, nous avons rencontré les deux listes. Nous leur avons proposé la fusion, mais sous conditions : intégrer nos idées en matière de démocratie locale, de transports et d'économie dans leur programme, mettre le MoDem en situation de responsabilités, et respecter, enfin, notre indépendance. Cohen a refusé, Moudenc a accepté.

Admettez que cette posture va à l'encontre des mœurs politiques classiques…

C'est en effet difficile à expliquer et à comprendre dans un univers politique où l'on adore voir des traitres partout. Pourquoi faudrait-il absolument se conformer au modèle bipolaire qui a démontré ses limites ? Même si c'est compliqué, je n'ai pas renoncé à bousculer les habitudes politiques. Je crois d'ailleurs savoir que certains élus de l'opposition observent de près notre démarche…

Il suffirait que l'un d'eux vous rejoigne pour que vous puissiez former un groupe…

Pierre Cohen a estimé qu'un groupe doit réunir au moins quatre élus. C'est une première. Habituellement, le seuil est fixé à deux ou trois. Pour l'instant, avec Malika Aradj et Jean-Luc Lagleize, nous accomplissons donc notre mission sans les moyens matériels ou financiers accordés habituellement aux groupes politiques municipaux. C'est regrettable, mais c'est le prix de la liberté.

dimanche 6 avril 2008

Déjà une pause !


Etant à Paris la semaine prochaine jusqu'à jeudi, sans accès à Internet, voici ma première pause dans la rédaction de mon blog. Le temps de réfléchir à mes prochains billets, concernant les étiquettes politiques dans les élections municipales, et l'avenir départemental et national du MoDem...

A la semaine prochaine !

mardi 1 avril 2008

Premier billet !

C'était le titre que me proposait Dotclear pour ce premier billet, et finalement je l'ai gardé !

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