En ce jour de fête de l'Europe, à l'aube de la présidence française de l'Union Européenne et à un an des élections européennes, le constat pour l'Europe est amer. Avec le Traité simplifié (qui porte très mal son nom soit dit en passant!) de Lisbonne, l'Europe peut certes continuer à avancer, mais il n'y a pas d'élan européen. L'Europe n'est pas poussée par le peuple, au contraire le peuple, les peuples la rejettent, la trouvent éloignée de ses préoccupations.

Pourtant, l'Europe est concrètement la voie de l'avenir en matière de défense, en matière d'environnement, en matière d'immigration, en matière d'emploi et plus largement d'économie. Nous savons bien que les solutions nationales, si elles diffèrent trop au sein de l'Europe, affaiblissent tous les pays européens. Que les grands sujets d'avenir, de mutation de nos sociétés, n'auront des réponses qu'à l'échelle européenne. C'est pourquoi il faut donner un nouveau souffle à l'Europe, et cela passe me semble-t-il par une Europe populaire, c'est-à-dire une Europe plus démocratique mais surtout plus politique, comprise par le peuple, proche du peuple.

Dans ce contexte, à un an des élections européennes, il me semble nécessaire de rassembler les forces centristes, démocrates de tous les pays européens, ce qui serait un signe fort. Car en effet, si une chose rassemble les centristes, c'est bien le sujet de l'Europe. En France, le MoDem, le Nouveau Centre, le Parti Radical de Gauche, le Parti Radical, et toutes les autres formations se réclamant du centre pourraient se réunir pour porter l'idéal européen qui les rassemble, et discuter ensuite avec les autres formations politiques centristes des pays européens.

C'est en tout cas le vœux, peut-être utopique, que je forme en ce jour de Fête de l'Europe !