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Blog d'Etienne DURAND-RAUCHER

jeudi 4 décembre 2008

La Dépêche au pays des merveilles...

Si l'on souhaite se tenir au courant de l'actualité toulousaine, le choix devient de plus en plus mince. Avec les restrictions de l'information locale sur M6 et France 3, et surtout la menace qui pèse sur TLT, le seul média qui reste est "La Dépêche du Midi", seul et unique grand journal quotidien à Toulouse et en Haute-Garonne, ce qui reste (heureusement !) relativement rare dans toutes les régions françaises...

En regardant le site web de la Dépêche, je m'arrête donc sur un article portant sur un sujet qui m'intéressait, l'urbanisme à Toulouse, un article intitulé "Urbanisme. Les priorités de Pierre Cohen". A la lecture du titre, on s'attend à un exposé assez objectif des propositions du Maire (pardon, député-maire...!) de Toulouse. Il n'en est rien ! La lecture de la première phrase (qui, faut-il le préciser, ne rapporte pas un propos quelconque mais constitue le texte même du journaliste) est édifiante : On ne pourra pas reprocher à la nouvelle équipe municipale de ne pas écouter, consulter, réfléchir avant de décider. Phrase à l'image du reste de l'article...

Si nous savions que ce quotidien penchait largement pour la majorité municipale, on peut néanmoins s'attendre à un minimum d'objectivité, au moins pour faire semblant...D'ailleurs, on se demande si le journaliste n'est pas allé piocher directement son article sur le site de la Mairie ou sur Capitole Infos...

Cette situation ne serait pas très grave si "La Dépêche du Midi" ne détenait pas un monopole scandaleux sur la presse locale, si cette dernière laissait un peu plus de place aux opinions différentes des siennes... Dans un département où tous les députés sont socialistes, la majorité des sénateurs également, la plupart des communes, le département, la région aussi, la diversité médiatique paraît réellement en danger...

dimanche 23 novembre 2008

Pétition pour une ville plus sûre !

Sign for Pour une Toulouse plus sûre !

Conseil de la Vie Etudiante : enfin un peu de concret !

Après un mois d'absence sur ce blog en raison de mon déménagement dans le quartier de la Côte Pavée, je souhaite faire part de mon impression sur la mise en place du Conseil de la Vie Etudiante.

Je n'ai malheureusement pas pu assister à la réunion d'information du 12 novembre sur ce sujet, mais j'ai lu en détail le compte-rendu de cette réunion. Et j'ai été agréablement surpris par le contenu de ce compte-rendu, assez clair, précis.

Le CVE sera une instance représentative des étudiants, qui pourra formuler des propositions, réflechir aux différents sujets touchant les étudiants toulousains. L'organisation relativement précise et les modalités de fonctionnement paraissent assez sérieuses pour que ce Conseil soit utile à la démocratie, aux étudiants. Bien sûr, il ne s'agira pas d'une instance décisionnelle, mais celui-ci pourrait, l'avenir nous le dira, peser concrètement sur les décisions municipales concernant les étudiants.

Reste plusieurs points à éclaircir qui ne figurent pas sur le compte-rendu: la composition de ce conseil, élément phare pour le fonctionnement de cette instance, sa crédibilité et sa représentativité (visiblement, les modalités de cette composition sont abordées sur un diaporama auquel le compte-rendu renvoie), mais celui-ci ne figure pas sur le site web www.toulousecitoyenne.fr.

Finalement, il faudra voir sur le long terme si cette nouveauté peut fonctionner, mais en tout cas il paraît difficile de critiquer cette initiative.

lundi 20 octobre 2008

Un petit tour sur le blog des élus socialistes de Toulouse...ou le blog sur lequel Toulouse passe au second plan...

Récemment, je suis allé faire un tour sur le blog du groupe socialiste à Toulouse. Il est, comme je pouvais l'imaginer, à l'image des six derniers mois au Capitole. Le mot d'ordre est vengeance contre la droite, faire de Toulouse la ville qui s'oppose à Sarkozy. Je ne reviendrai pas sur la politique de l'école de la Mairie, désastreuse en premier lieu pour les élèves et les familles. Moi aussi, je ne suis pas d'accord avec de nombreux, très nombreux aspects de la politique gouvernementale. Mais la Mairie, ce n'est pas fait pour lutter contre le pouvoir central. Pour cela, il y a l'Assemblée Nationale, au sein de laquelle Pierre Cohen siège toujours (malgré les beaux discours des socialistes sur le non-cumul des mandats).

Il suffit, pour illustrer mes propos, d'observer les titres des différents articles dudit blog sur la première page: - EDVIGE, papiers s'il vous plait ! - Toulouse solidaire : replacer l'humain au coeur de l'économie - Crise d'adolescence pour les Jeunes UMP - Soutien aux salariés de Météo France - Toulouse Citoyenne: les réunions de quartier - Pour la défense de l'emploi et des conditions de travail - Service d'accueil: nous avons eu raison !

Sur sept articles, seulement deux concernent vraiment Toulouse et sa gestion municipale ou un projet municipal, un (le service d'accueil dans les écoles) est le symbole de la politique politicienne que mènent les élus socialistes à Toulouse. Bien sûr, ces élus ont le droit d'avoir des avis sur la politique nationale, heureusement. Ils peuvent en parler, heureusement. Je partage même certains de ces avis. Mais sur un blog qui rend compte de l'activité des élus socialistes municipaux, cela montre bien à quel point ces opinions sont devenus la priorité, lutter contre Sarkozy le leit-motiv qui prime largement sur un quelconque intérêt local....pauvre Toulouse !

dimanche 12 octobre 2008

Non, je n'en parlerai pas !

Juste un billet pour vous le dire : je n'en parlerai pas ! Je ne succomberai pas à la tentation de parler de cette chose qui m'échappe et dont je comprends très vaguement les causes et ses conséquences ! Je ne tomberai pas dans la paranoïa (de toute façon je n'ai pas d'épargne) du pauvre épargnant qui ne sait pas s'il doit aller tout retirer de sa banque pour planquer sous un matelas ses économies en danger dans les spirales boursières. Je n'appellerais pas à une refonte du système, à un assainissement pour stopper les spéculations boursières folles...

Et surtout, je n'écrirais pas ce mot fatidique, ce mot qui nous réveille chaque matin à la radio dans les embouteillages, nous berce toute la journée dans toutes les conversations, nous panique en regardant la télévision et la mine déconfite des journalistes annonçant les drames économiques tout en affirmant qu'il ne faut pas paniquer alors que la panique ne vient que de leurs discours !

Alors, étant donné que je ne suis ni un spécialiste (même pas quelqu'un se faisant passer pour un spécialiste sans en être un...), ni un banquier, ni un investisseur immobilier, ni un investisseur en bourse, ni un patron d'entreprise attendant un prêt, ni même un petit épargnant, je ne dirais pas ce mot !!!

mercredi 1 octobre 2008

Toulouse Citoyenne : nouvel outil de démocratie ou outil de com' ?

Vous l'avez sans doute remarqué, l'équipe municipale a lancé, après les Assises de la Mobilité et les Assises de la Culture, le concept "Toulouse Citoyenne", qui se veut être un outil de débat, de concertation entre les toulousains et les élus, une "méthode de travail pérenne"...sur le principe, un beau concept, projet phare du programme MoDem pour les municipales...encore faut-il que les actes suivent les belles déclarations.

D'abord, il est utile de rappeler que les Assises de la mobilité, comme les Assises de la culture, n'ont pour l'instant pas donné de résultats probants. Il est évident que nous n'attendions pas que toutes les propositions des toulousains soient mises en oeuvre. Mais on attend d'une municipalité que suite à ces échanges, ces débats, cette dernière liste les propositions retenues, et fixe un échéancier pour ces propositions. Or as-t-on eu connaissance d'un programme concret suite aux assises de la mobilité, un calendrier. Si c'est le cas, le citoyen toulousain que je suis n'en a pas eu connaissance...

Ensuite, penchons-nous sur le contenu du site web de "Toulouse Citoyenne", qui annonce la teneur des débats qui auront lieu du 15 octobre au 19 novembre (au passage, cela montre que le caractère "pérenne" de ce concept ne l'est pas tant que ça...), et notamment le forum... sur celui-ci l'équipe municipale invite les internautes toulousains à s'exprimer sur divers sujets de la vie quotidienne secteur par secteur, au premier desquels figure les problématiques de transport...

Il me semble qu'un concept de démocratie associant les citoyens ne doit pas aborder pendant deux mois tous les sujets de la vie quotidienne quartier par quartier pour finir dans un carton. Pour mettre en place un système vraiment durable, il faudrait pendant deux mois discuter des MODALITES de ce système, la façon dont la concertation peut être mise en place, le calendrier qui pourra découler des propositions futures, le contrôle de l'adéquation entre ces propositions et les réalisations concrètes...de tout ça, il n'est pas question pour l'instant, et ce troisième "temps fort" de l'ère Cohen me paraît plus être un troisième coup de pub qu'une réelle volonté de mettre en place un système de démocratie collaboratif et associant les toulousains de façon pérenne...

lundi 29 septembre 2008

MoDem 31 : et maintenant, au boulot !

Le MoDem 31, comme dans tous les autres départements, a enfin à sa tête une équipe élue qui peut dès maintenant se mettre au travail !

Plutôt que d'analyser les résultats et les explications de celui-ci, je préfère réfléchir à l'action que devront entreprendre nos nouveaux dirigeants.

Il y a à mon avis deux urgences: le rassemblement et la préparation des échéances électorales.

Le rassemblement, d'abord, car l'ambiance de ces derniers mois n'était pas franchement propice à l'harmonie, au travail, au recrutement de nouveaux adhérents et le non-départ de certains ! Il faut tourner la page des réunions où celui qui parle le plus fort à raison, où la chasse à l'homme est le loisir le plus courant. Si nous voulons des adhérents efficaces, des vrais militants, ceux-ci doivent se sentir écoutés, mais aussi se sentir encadrés et non évoluer dans un parti sans chef, sans ligne de conduite, sans cohérence. C'est donc le premier travail de la nouvelle équipe: redonner confiance aux adhérents !

Le second travail, et non des moindres, est la préparation des élections, et surtout les élections locales. Les élections européennes sont certes très importantes, surtout pour un parti européen comme le nôtre, mais le travail local est peut-être moins important puisque le projet européen est déterminé nationalement, comme les candidats. Alors que pour les élections régionales et cantonales, un travail de réflexion et de terrain doit être accompli tout de suite. En effet, si on veut peser sur le plan local, nous devons élaborer un projet régional et départemental original et basé sur un état des lieux précis et juste. Nous devons ensuite être visible sur le terrain dès maintenant pour que les candidats n'arrivent pas comme des fleurs six mois avant l'élection comme cela a été le cas trop souvent. Il faut d'ailleurs noter que cela est encore plus vrai pour les élections cantonales, qui sont des élections très dures, puisque le candidat n'est pas sur une liste mais seul avec son suppléant sur le terrain. Pour que cela ne soit pas vain, il doit être préparé, longtemps à l'avance, et SOUTENU (notamment d'un point de vue logistique et financier, mais pas seulement) par le mouvement départemental (là encore, l'expérience parle, puisque l'absence de mouvement départemental et de soutien a découragé des jeunes candidats aux élections cantonales, pourtant motivés et prometteurs)...bref, un travail long qui doit débuter dès maintenant pour ne pas avoir de très désagréables surprises aux soirs des élections régionales et cantonales...

Dans ce cadre, les jeunes prendront toute leur place, sont prêts à travailler et à se retrousser les manches pour que le MoDem 31 pèse vraiment sur la politique départementale. Ils ont montré, au cours de ces derniers mois et pendant ces élections internes, leur organisation, leur cohérence et surtout leur union sans faille, et nous pouvons en être fiers !

jeudi 25 septembre 2008

Sénatoriales: on est loin du grand chelem socialiste !

Comme je vous l'ai dit, j'étais grand électeur (les grands électeurs sont pour Toulouse plus nombreux que le nombre de conseillers municipaux, ceux-ci élisent donc des délégués sénatoriaux supplémentaires) dimanche dernier pour élire nos sénateurs. Les grands électeurs qui ont la chance (et le devoir, car si on ne veut pas voter, c'est 100€ d'amende !!!) de pouvoir représenter les électeurs doivent à mon avis rendre des comptes sur leurs choix, cela me paraît être le minimum. Les grands électeurs MoDem étaient libre dans leur vote, j'ai donc décidé de voter pour la diversité en Haute-Garonne, la liste d'Alain Chatillon. Et le résultat m'a conforté dans mon choix, puisque le Parti socialiste, qui détient en Haute-Garonne les huit circonscriptions au niveau législatif, la plupart des mairies dont Toulouse, le Conseil Général, le Conseil Régional, visait également un grand chelem au niveau des sénatoriales, c'est-à-dire cinq sénateurs socialistes sur cinq sièges ! Or cela n'a pas du tout été le cas: la liste socialiste n'a obtenu que trois sièges (dont un revenant à un candidat du PRG), les deux autres sièges revenant au sénateur sortant dissident Jean-Pierre Plancade, et un autre à Alain Chatillon.

Je me réjouis de cette très légère faille dans l'hégémonie socialiste de notre département. Cependant, il est aussi juste de rappeler que les sénateurs sont élus d'une façon peu représentative, les petites communes, souvent plutôt à droite, étant largement surreprésentées ce qui empêchje l'alternance au Sénat. La réforme des institutions récente n'a évidemment pas touché à cette institution favorable à la droite, et la démocratie ne s'en trouve que fragilisée.

mercredi 24 septembre 2008

De retour !

Après plus de deux mois d'absence, je vais me remettre à enrichir mon blog qui commençait déjà à voir des araignées pousser !

En effet, j'ai consacré mon été à la rédaction d'un mémoire de recherche dans le cadre de mon Master II sur le financement des partis politiques (on ne se refait pas !), sujet passionnant mais que j'ai traité avec un peu de retard... J'ai également changé d'option d'orientation puisque j'ai abandonné l'idée de rédiger une thèse, la recherche étant à mon sens quelque chose pour laquelle on ne peut réussir que si on est vraiment passionnée. Or je me suis aperçu que des activités plus concrètes seraient certainement plus épanouissantes pour moi. Mon Master II de droit public en poche, j'ai donc décidé de m'inscrire à l'Institut d'Etudes judiciaires de Toulouse pour préparer le concours d'avocat, et j'espère pouvoir exercer au sein de cette profession que j'admire la spécialité de droit public.

Il est difficile de reprendre le fil d'un blog après de longues semaines d'absence sans s'éparpiller sur tout ce qui s'est passé depuis sur le plan politique, notamment localement.

Je ne vais donc pas le faire aujourd'hui et mes prochains billets seront consacrés aux élections sénatoriales pour lesquelles j'étais grand électeur, aux élections internes du MoDem 31, et au bilan des six premiers mois de Pierre Cohen comme Maire de Toulouse.

A très bientôt !

mardi 8 juillet 2008

Un nouveau venu sur la blogosphère toulousaine !

Après quelques mois d'absence suite à sa défaite aux élections municipales de mars dernier, l'ancien Maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a réouvert un blog, www.moudenc.fr, intitulé "Toulouse Avenir avec Jean-Luc Moudenc".

L'ouverture de ce blog est salutaire pour la démocratie locale et pour la blogosphère toulousaine, et je suivrai de près l'évolution du blog et des activités de "Toulouse Avenir", qui je l'espère évoluera dans un sens non partisan et débarrassé des étiquettes politiques (voir mon précédant billet sur les municipales et les étiquettes politiques).

vendredi 27 juin 2008

Ca bouge chez les Jeunes Démocrates !

Les Jeunes Démocrates, un an après la création du MoDem, s'organisent...Dans ce cadre, des élections nationales vont avoir lieu, opposant la liste "Energie Démocrate" menée par Pierre BRAUN et Mehdi BENCHOUFI, et la liste "Engagés !", ménée par Franck FAVEUR et ALexandre LABARTHE, ancien Président des Jeunes Démocrates 31 (voir plus bas).

L'équipe qui sera élue aura du pain sur la planche, avec l'organisation des universités d'été. Mais elle aura surtout un travail de fond et de longue haleine à faire, un défi à réussir: faire en sorte que la nouvelle génération, nombreuse au MoDem, soit connue et reconnue, et que, notamment dans le cadre des prochaines élections régionales et cantonales, les jeunes soient candidats dans de nombreuses régions, à des places importantes, voire certains en tête de liste. Car notre parti doit se différencier des partis traditionnels qui vont certainement réinvestir les notables locaux...nous avons finalement de la chance dans les départs de certains qui a suivi la création du MoDem. Cela permet en effet de montrer que le MoDem est capable de lancer de nouveaux candidats réellement symboles du renouvellement politique.

Le prochain Bureau National aura la charge d'accompagner cette évolution, et d'aider les fédérations dans ce cadre à s'organiser, à former les jeunes candidats, à accompagner leurs démarches, à organiser des évènements originaux qui nous démarquent ! Et l'équipe qui me semble la mieux placée pour réaliser ces objectifs ambitieux est la liste "Engagés", dont le candidat à la présidence est Frank Faveur et la tête de liste Alexandre Labarthe, que je connais bien et qui a toutes les qualités pour mener cette liste, gagner les élections internes et permettre aux Jeunes Démocrates d'occuper le terrain médiatique et politique comme un mouvement jeune se doit de le faire !

Concernant les Jeunes Démocrates 31, des élections ont également eu lieu jeudi 26 juin, suite à la démission d'Alexandre Labarthe qui déménage et va se consacrer au bureau national. J'ai donc eu la chance de "reprendre du service" après ma présidence des Jeunes UDF 31 en intégrant le bureau des Jeunes Démocrate 31, désormais présidé par Olivier Charles. J'aurais certainement l'occasion très rapidement de vous faire part de nos objectifs et nos défis sur ce blog !

vendredi 13 juin 2008

Après le NON irlandais, quel avenir pour l'Union Européenne ?

Après l'échec du Traité constitutionnel, son petit frère, le Traité de Lisbonne, semble avoir la même issue, et l'application totalement inadéquate du traité de Nice semble devoir être la règle pour un petit moment encore. En effet, le peuple irlandais vient de rejeter par référendum l'adoption du Traité de Lisbonne, ce qui va vraisemblablement déboucher sur une nouvelle crise institutionnelle de l'UE à l'aube de la présidence française.

Mais cette nouvelle embûche européenne montre à nouveau un constat évident: malgré les différences contextuelles, le peuple européen, chaque fois qu'il en a l'occasion, saisit la balle au bond pour signifier aux hommes politiques leur défiance vis-à-vis de l'Union Européenne, la rupture de confiance entamée depuis longtemps et qui éloigne de plus en plus les citoyens de l'idéal européen initial. L'Union Européenne est en effet perçue comme la technocratie, le symbole de la baisse du pouvoir d'achat (associée à l'€uro et aux aides d'Etat conditionnées par Bruxelles)...alors que faire ?

Il me semble que trois éléments sont à considérer :

- d'une part, la plupart des hommes politiques nationaux ont tendance à conforter cette défiance, en se défaussant sur Bruxelles pour faire passer des réformes impopulaires, alors même qu'ils participent aux décisions européennes.

- d'autre part, malgré la répétition de cette anomalie, rien n'est fait (en France en tout cas) pour améliorer la situation du traitement médiatique des affaires européennes. Aucun débat européen, au sein du Parlement européen notamment, ne fait l'objet d'autant de considération médiatique que les débats au sein de l'Assemblée Nationale. Les hommes politiques français ne s'y trompent d'ailleurs pas, et préfèrent nettement un siège de député que de député européen...

- enfin, le fonctionnement des instances européennes n'est pas assez politique. Il faudrait en effet que la Commission européenne soit plus impliquée politiquement, moins technicienne, et pour cela être politiquement issue des couleurs et tendances politiques majoritaires au Parlement européen. Et c'est justement à ce Parlement européen que reviendra la tâche de peser dans ce sens dans le débat sur l'avenir des institutions européennes. Cela donne du coup aux élections européennes de 2009 une importance toute particulière...

mercredi 11 juin 2008

Les candidats MODEM ont besoin de plus de temps

Voici un article d'un internaute démocrate trouvé sur le site www.lesdemocrates.fr, site du MoDem, auquel je souscris à 300% !

Désignés trop tard, nos candidats manquent de temps pour s'implanter localement, se faire connaitre et gagner la confiance des électeurs. Lorsque leurs scores sont trop faibles, ils prouvent notre incapacité à designer des candidats crédibles. Cela mine notre crédibilité politique.

Nous présentons trop souvent des candidats mal préparés qui vont à l’abattoir et ne rassemblent que de justesse les 5% des voix nécessaires au remboursement des campagnes. Quelques soit la bonne volonté et le travail de ces candidats, cet amateurisme dans nos candidatures nous décrédibilisent. Nos candidats ont besoin de beaucoup plus de temps pour se faire connaître et prouver leur fiabilité. Nous devons à chaque consultation augmenter nos scores et pas les réduire.

Le PS et l’UMP ont déjà leurs candidats 6 ans à l’avance pour 80% des circonscriptions, cantons et communes qu’ils peuvent gagner : ce sont leurs sortants qui se représentent. Sur le terrain le PS et l’UMP ont ainsi trop souvent 6 ans d’avance sur nos candidats qui ne reçoivent la confirmation de leur candidature que dans les toutes dernières semaines. Dans ces conditions nous ne sommes pas de taille.

Ceux qui n’ont jamais été candidats pensent que c’est le soutien du parti qui fait une élection. Ils négligent le patient travail de terrain à se faire connaître des élus locaux, des responsables associatifs, des parents d’élèves, des commerçants, des leaders syndicaux, des responsables de communautés.. etc etc… Cela prend des mois et souvent des années. Il faut de la persévérance. Il faut parfois perdre plusieurs élections pour pouvoir s’implanter durablement. Nous ne donnons pas cette chance à nos candidats.

Nous faisons comme nous faisions dans l’ancien monde. Lorsque les investitures étaient accordées à la dernière minute… pour pouvoir les négocier d’éventuels retraits réciproques avec nos alliés politiques. Nous ne sommes plus dans ces alliances, mais pourtant nous continuons d’accorder les investitures à la dernière minute. En faisant cela nous empêchons nos candidats d’avoir le temps de se faire connaître sur le terrain.

On me demandait récemment qui était la meilleure tète de liste MODEM possible pour les Européennes ou les Régionales dans ma région. Pourtant aucun des candidats possibles ne pourra faire quoique ce soit si nous mettons plusieurs mois à les designer. Ce sera autant de mois de campagne en moins.. alors que l’UMP et le PS savent depuis longtemps qui seront leurs têtes de listes et les mettent déjà beaucoup en avant. La question n’est pas tant de savoir qui est le meilleur que de savoir comment rendre nos candidats meilleurs : en leur donnant plus de temps.

Nous devrions déjà savoir qui sont nos têtes de liste pour les régionales afin de pouvoir aussi les faire connaître lors des européennes. Les fédérations doivent désigner des chefs de files pour toutes les élections à venir dans toutes les unités électorales. Ce n’est qu’ainsi que nous pourront reconquérir un tissus d’élus locaux, régionaux, nationaux et européens.

A charge pour les candidats MODEM de faire preuve de persévérance et de poursuivre leur implantation défaites après défaites... jusqu'à la nécessaire victoire.
A charge pour les candidats à la candidature de commencer des aujourd’hui leur travail d’implantation.

jeudi 5 juin 2008

Ce ne sera pas grâce à François BAYROU....

...si l'ordre du jour de l'Assemblée Nationale pourra être maîtrisé un peu plus équitablement par l'exécutif et celle-ci ...si l'utilisation de l'article 49-3 ne sera plus que limitée aux questions financières, ce qui permettra d'arrêter de priver de débat l'Assemblée Nationale ...si les citoyens pourront, comme dans la plupart des pays européens, invoquer au cours d'un procès l'inconstitutionnalité d'une loi, qui sera alors renvoyée devant le Conseil constitutionnel ...si les citoyens pourront, même si ce sera dans des conditions assez strictes et difficiles à réunir, exercer le droit du référendum d'initiative populaire ...si les nominations aux hauts postes de l'Etat seront désormais soumises au Parlement, certes à la majorité simple, dont on sait qu'elle s'avère docile à l'exécutif, mais qui permettra le débat et mettra en face de leurs responsabilités les députés

Non, ce ne sera pas grâce à François Bayrou si ces avancées institutionnelles verront le jour. Car M. Bayrou a décidé de voter contre le projet de loi constitutionnelle, et a annoncé qu'il ferait de même lors du Congrès de Versailles. Mais M. Bayrou oublie qu'il avait toujours prôner une attitude nouvelle en politique, qui consistait à voter les bonnes choses et à contester les mauvaises. Il oublie aussi que malgré les imperfections du texte, il avait fait campagne pour le OUI à la Constitution européenne, car on ne peut pas laisser passer des avancées. Aujourd'hui, M. Bayrou estime que cette réforme est un "leurre", une opération "intox". Bien sûr, je suis le premier à regretter l'absence de modification du mode de scrutin, mais nous savions qu'avec une majorité UMP celle-ci était impossible. Alors faut-il laisser de côté toutes les autres nouveautés, et notamment la mise en place de l'exception d'inconstitutionnalité, qui est une avancée extrêmement importante, qui n'est pas de l'"intox" ni un "leurre". L'opposition constructive, c'est une opposition qui sait reconnaître des avancées, et qui, malgré certaines insuffisances, accompagne ces avancées.

J'espère sincèrement que François BAYROU révisera sa position d'ici le Congrès de Versailles, mais j'en doute. Et même si je reste convaincu de la pertinence du discours du MoDem, convaincu qu'il joue et jouera un rôle important, j'avoue être extrêmement déçu par cette prise de position politicienne qui engage d'une certaine façon tous les adhérents du MoDem...

jeudi 22 mai 2008

Le MoDem 31 déconnecté...?

Mercredi soir (21 mai) avait lieu une Assemblée Générale du MoDem 31...

A l'ordre du jour, bilan des municipales, discussion sur le règlement intérieur, point sur les élections internes départementales à venir.

Un bilan des municipales a été faite ville par ville, en terminant sur Toulouse...faibles résultats sur le département, aucune question sur la situation à Blagnac où des élus MoDem sont dans la majorité et d'autres dans l'opposition...Arrive le cas de Toulouse: plutôt qu'une analyse, yeux dans les yeux, qu'une discussion posée, on a eu droit à un pugilat organisé contre Jean-Luc Forget, accusé de "stratégie de division du MoDem", de "parachutés", de "sabotteurs"...Evidemment, Jean-Luc Forget a essayé (lorsqu'il n'était pas coupé par des personnes qui étaient venus pour se défouler comme sur un ring de boxe) d'expliquer calmement et de répondre à toutes les questions qui lui étaient posées...J'espère que cela sera vraiment la dernière fois qu'on s'étripe sur le passé...

Deuxième point, le règlement intérieur: s'il était nécessaire d'expliquer les nouvelles "règles du jeu" du MoDem, d'échanger sur son application, je doute que la discussion pendant plus d'une heure sur des cas très particuliers comme s'il s'agissait de la Constitution française soit réellement efficace pour faire avancer un parti.

Troisième point, les élections internes départementales sont prévues pour septembre...Le temps, je l'espère, de mettre en place de solides règles pour qu'il n'y ait pas de problème, et d'avoir enfin une équipe rassemblée, dynamique et surtout au travail...

Car d'ici septembre, j'ai bien peur que le MoDem 31 continue sur sa lancée...c'est-à-dire une masturbation intellectuelle régulière sur un mélange de passé et de statuts...pas de manifestations prévues (type Fête de l'UDF 31 comme je l'avais organisé en 2005 et 2006 par exemple, qui pourrait être une bonne idée pour réunir les adhérents dans un cadre convivial, parler d'actualité et non s'écharper sur des questions qui n'en valent pas la peine)...bref un MoDem absent, à un an des européennes, qui ne s'intéresse qu'à lui et ne regarde pas ce qui se passe autour...

Bref, une soirée au bilan pas très positif, avec des interventions souvent mensongères et très calomnieuses voire inacceptables pour un démocrate... Mais elle aura peut-être au moins le mérite de clore ces pitreries et de se mettre au travail, car il y en a. Dès septembre, l'équipe du MoDem 31 devra réunir les adhérents, mener un gros travail de réflexion pour les élections européennes et régionales (qui concernent encore plus le local), et occuper le terrain pour parler aux électeurs !