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Blog d'Etienne DURAND-RAUCHER

mardi 8 juillet 2008

Un nouveau venu sur la blogosphère toulousaine !

Après quelques mois d'absence suite à sa défaite aux élections municipales de mars dernier, l'ancien Maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a réouvert un blog, www.moudenc.fr, intitulé "Toulouse Avenir avec Jean-Luc Moudenc".

L'ouverture de ce blog est salutaire pour la démocratie locale et pour la blogosphère toulousaine, et je suivrai de près l'évolution du blog et des activités de "Toulouse Avenir", qui je l'espère évoluera dans un sens non partisan et débarrassé des étiquettes politiques (voir mon précédant billet sur les municipales et les étiquettes politiques).

vendredi 27 juin 2008

Ca bouge chez les Jeunes Démocrates !

Les Jeunes Démocrates, un an après la création du MoDem, s'organisent...Dans ce cadre, des élections nationales vont avoir lieu, opposant la liste "Energie Démocrate" menée par Pierre BRAUN et Mehdi BENCHOUFI, et la liste "Engagés !", ménée par Franck FAVEUR et ALexandre LABARTHE, ancien Président des Jeunes Démocrates 31 (voir plus bas).

L'équipe qui sera élue aura du pain sur la planche, avec l'organisation des universités d'été. Mais elle aura surtout un travail de fond et de longue haleine à faire, un défi à réussir: faire en sorte que la nouvelle génération, nombreuse au MoDem, soit connue et reconnue, et que, notamment dans le cadre des prochaines élections régionales et cantonales, les jeunes soient candidats dans de nombreuses régions, à des places importantes, voire certains en tête de liste. Car notre parti doit se différencier des partis traditionnels qui vont certainement réinvestir les notables locaux...nous avons finalement de la chance dans les départs de certains qui a suivi la création du MoDem. Cela permet en effet de montrer que le MoDem est capable de lancer de nouveaux candidats réellement symboles du renouvellement politique.

Le prochain Bureau National aura la charge d'accompagner cette évolution, et d'aider les fédérations dans ce cadre à s'organiser, à former les jeunes candidats, à accompagner leurs démarches, à organiser des évènements originaux qui nous démarquent ! Et l'équipe qui me semble la mieux placée pour réaliser ces objectifs ambitieux est la liste "Engagés", dont le candidat à la présidence est Frank Faveur et la tête de liste Alexandre Labarthe, que je connais bien et qui a toutes les qualités pour mener cette liste, gagner les élections internes et permettre aux Jeunes Démocrates d'occuper le terrain médiatique et politique comme un mouvement jeune se doit de le faire !

Concernant les Jeunes Démocrates 31, des élections ont également eu lieu jeudi 26 juin, suite à la démission d'Alexandre Labarthe qui déménage et va se consacrer au bureau national. J'ai donc eu la chance de "reprendre du service" après ma présidence des Jeunes UDF 31 en intégrant le bureau des Jeunes Démocrate 31, désormais présidé par Olivier Charles. J'aurais certainement l'occasion très rapidement de vous faire part de nos objectifs et nos défis sur ce blog !

vendredi 13 juin 2008

Après le NON irlandais, quel avenir pour l'Union Européenne ?

Après l'échec du Traité constitutionnel, son petit frère, le Traité de Lisbonne, semble avoir la même issue, et l'application totalement inadéquate du traité de Nice semble devoir être la règle pour un petit moment encore. En effet, le peuple irlandais vient de rejeter par référendum l'adoption du Traité de Lisbonne, ce qui va vraisemblablement déboucher sur une nouvelle crise institutionnelle de l'UE à l'aube de la présidence française.

Mais cette nouvelle embûche européenne montre à nouveau un constat évident: malgré les différences contextuelles, le peuple européen, chaque fois qu'il en a l'occasion, saisit la balle au bond pour signifier aux hommes politiques leur défiance vis-à-vis de l'Union Européenne, la rupture de confiance entamée depuis longtemps et qui éloigne de plus en plus les citoyens de l'idéal européen initial. L'Union Européenne est en effet perçue comme la technocratie, le symbole de la baisse du pouvoir d'achat (associée à l'€uro et aux aides d'Etat conditionnées par Bruxelles)...alors que faire ?

Il me semble que trois éléments sont à considérer :

- d'une part, la plupart des hommes politiques nationaux ont tendance à conforter cette défiance, en se défaussant sur Bruxelles pour faire passer des réformes impopulaires, alors même qu'ils participent aux décisions européennes.

- d'autre part, malgré la répétition de cette anomalie, rien n'est fait (en France en tout cas) pour améliorer la situation du traitement médiatique des affaires européennes. Aucun débat européen, au sein du Parlement européen notamment, ne fait l'objet d'autant de considération médiatique que les débats au sein de l'Assemblée Nationale. Les hommes politiques français ne s'y trompent d'ailleurs pas, et préfèrent nettement un siège de député que de député européen...

- enfin, le fonctionnement des instances européennes n'est pas assez politique. Il faudrait en effet que la Commission européenne soit plus impliquée politiquement, moins technicienne, et pour cela être politiquement issue des couleurs et tendances politiques majoritaires au Parlement européen. Et c'est justement à ce Parlement européen que reviendra la tâche de peser dans ce sens dans le débat sur l'avenir des institutions européennes. Cela donne du coup aux élections européennes de 2009 une importance toute particulière...

mercredi 11 juin 2008

Les candidats MODEM ont besoin de plus de temps

Voici un article d'un internaute démocrate trouvé sur le site www.lesdemocrates.fr, site du MoDem, auquel je souscris à 300% !

Désignés trop tard, nos candidats manquent de temps pour s'implanter localement, se faire connaitre et gagner la confiance des électeurs. Lorsque leurs scores sont trop faibles, ils prouvent notre incapacité à designer des candidats crédibles. Cela mine notre crédibilité politique.

Nous présentons trop souvent des candidats mal préparés qui vont à l’abattoir et ne rassemblent que de justesse les 5% des voix nécessaires au remboursement des campagnes. Quelques soit la bonne volonté et le travail de ces candidats, cet amateurisme dans nos candidatures nous décrédibilisent. Nos candidats ont besoin de beaucoup plus de temps pour se faire connaître et prouver leur fiabilité. Nous devons à chaque consultation augmenter nos scores et pas les réduire.

Le PS et l’UMP ont déjà leurs candidats 6 ans à l’avance pour 80% des circonscriptions, cantons et communes qu’ils peuvent gagner : ce sont leurs sortants qui se représentent. Sur le terrain le PS et l’UMP ont ainsi trop souvent 6 ans d’avance sur nos candidats qui ne reçoivent la confirmation de leur candidature que dans les toutes dernières semaines. Dans ces conditions nous ne sommes pas de taille.

Ceux qui n’ont jamais été candidats pensent que c’est le soutien du parti qui fait une élection. Ils négligent le patient travail de terrain à se faire connaître des élus locaux, des responsables associatifs, des parents d’élèves, des commerçants, des leaders syndicaux, des responsables de communautés.. etc etc… Cela prend des mois et souvent des années. Il faut de la persévérance. Il faut parfois perdre plusieurs élections pour pouvoir s’implanter durablement. Nous ne donnons pas cette chance à nos candidats.

Nous faisons comme nous faisions dans l’ancien monde. Lorsque les investitures étaient accordées à la dernière minute… pour pouvoir les négocier d’éventuels retraits réciproques avec nos alliés politiques. Nous ne sommes plus dans ces alliances, mais pourtant nous continuons d’accorder les investitures à la dernière minute. En faisant cela nous empêchons nos candidats d’avoir le temps de se faire connaître sur le terrain.

On me demandait récemment qui était la meilleure tète de liste MODEM possible pour les Européennes ou les Régionales dans ma région. Pourtant aucun des candidats possibles ne pourra faire quoique ce soit si nous mettons plusieurs mois à les designer. Ce sera autant de mois de campagne en moins.. alors que l’UMP et le PS savent depuis longtemps qui seront leurs têtes de listes et les mettent déjà beaucoup en avant. La question n’est pas tant de savoir qui est le meilleur que de savoir comment rendre nos candidats meilleurs : en leur donnant plus de temps.

Nous devrions déjà savoir qui sont nos têtes de liste pour les régionales afin de pouvoir aussi les faire connaître lors des européennes. Les fédérations doivent désigner des chefs de files pour toutes les élections à venir dans toutes les unités électorales. Ce n’est qu’ainsi que nous pourront reconquérir un tissus d’élus locaux, régionaux, nationaux et européens.

A charge pour les candidats MODEM de faire preuve de persévérance et de poursuivre leur implantation défaites après défaites... jusqu'à la nécessaire victoire.
A charge pour les candidats à la candidature de commencer des aujourd’hui leur travail d’implantation.

jeudi 5 juin 2008

Ce ne sera pas grâce à François BAYROU....

...si l'ordre du jour de l'Assemblée Nationale pourra être maîtrisé un peu plus équitablement par l'exécutif et celle-ci ...si l'utilisation de l'article 49-3 ne sera plus que limitée aux questions financières, ce qui permettra d'arrêter de priver de débat l'Assemblée Nationale ...si les citoyens pourront, comme dans la plupart des pays européens, invoquer au cours d'un procès l'inconstitutionnalité d'une loi, qui sera alors renvoyée devant le Conseil constitutionnel ...si les citoyens pourront, même si ce sera dans des conditions assez strictes et difficiles à réunir, exercer le droit du référendum d'initiative populaire ...si les nominations aux hauts postes de l'Etat seront désormais soumises au Parlement, certes à la majorité simple, dont on sait qu'elle s'avère docile à l'exécutif, mais qui permettra le débat et mettra en face de leurs responsabilités les députés

Non, ce ne sera pas grâce à François Bayrou si ces avancées institutionnelles verront le jour. Car M. Bayrou a décidé de voter contre le projet de loi constitutionnelle, et a annoncé qu'il ferait de même lors du Congrès de Versailles. Mais M. Bayrou oublie qu'il avait toujours prôner une attitude nouvelle en politique, qui consistait à voter les bonnes choses et à contester les mauvaises. Il oublie aussi que malgré les imperfections du texte, il avait fait campagne pour le OUI à la Constitution européenne, car on ne peut pas laisser passer des avancées. Aujourd'hui, M. Bayrou estime que cette réforme est un "leurre", une opération "intox". Bien sûr, je suis le premier à regretter l'absence de modification du mode de scrutin, mais nous savions qu'avec une majorité UMP celle-ci était impossible. Alors faut-il laisser de côté toutes les autres nouveautés, et notamment la mise en place de l'exception d'inconstitutionnalité, qui est une avancée extrêmement importante, qui n'est pas de l'"intox" ni un "leurre". L'opposition constructive, c'est une opposition qui sait reconnaître des avancées, et qui, malgré certaines insuffisances, accompagne ces avancées.

J'espère sincèrement que François BAYROU révisera sa position d'ici le Congrès de Versailles, mais j'en doute. Et même si je reste convaincu de la pertinence du discours du MoDem, convaincu qu'il joue et jouera un rôle important, j'avoue être extrêmement déçu par cette prise de position politicienne qui engage d'une certaine façon tous les adhérents du MoDem...

jeudi 22 mai 2008

Le MoDem 31 déconnecté...?

Mercredi soir (21 mai) avait lieu une Assemblée Générale du MoDem 31...

A l'ordre du jour, bilan des municipales, discussion sur le règlement intérieur, point sur les élections internes départementales à venir.

Un bilan des municipales a été faite ville par ville, en terminant sur Toulouse...faibles résultats sur le département, aucune question sur la situation à Blagnac où des élus MoDem sont dans la majorité et d'autres dans l'opposition...Arrive le cas de Toulouse: plutôt qu'une analyse, yeux dans les yeux, qu'une discussion posée, on a eu droit à un pugilat organisé contre Jean-Luc Forget, accusé de "stratégie de division du MoDem", de "parachutés", de "sabotteurs"...Evidemment, Jean-Luc Forget a essayé (lorsqu'il n'était pas coupé par des personnes qui étaient venus pour se défouler comme sur un ring de boxe) d'expliquer calmement et de répondre à toutes les questions qui lui étaient posées...J'espère que cela sera vraiment la dernière fois qu'on s'étripe sur le passé...

Deuxième point, le règlement intérieur: s'il était nécessaire d'expliquer les nouvelles "règles du jeu" du MoDem, d'échanger sur son application, je doute que la discussion pendant plus d'une heure sur des cas très particuliers comme s'il s'agissait de la Constitution française soit réellement efficace pour faire avancer un parti.

Troisième point, les élections internes départementales sont prévues pour septembre...Le temps, je l'espère, de mettre en place de solides règles pour qu'il n'y ait pas de problème, et d'avoir enfin une équipe rassemblée, dynamique et surtout au travail...

Car d'ici septembre, j'ai bien peur que le MoDem 31 continue sur sa lancée...c'est-à-dire une masturbation intellectuelle régulière sur un mélange de passé et de statuts...pas de manifestations prévues (type Fête de l'UDF 31 comme je l'avais organisé en 2005 et 2006 par exemple, qui pourrait être une bonne idée pour réunir les adhérents dans un cadre convivial, parler d'actualité et non s'écharper sur des questions qui n'en valent pas la peine)...bref un MoDem absent, à un an des européennes, qui ne s'intéresse qu'à lui et ne regarde pas ce qui se passe autour...

Bref, une soirée au bilan pas très positif, avec des interventions souvent mensongères et très calomnieuses voire inacceptables pour un démocrate... Mais elle aura peut-être au moins le mérite de clore ces pitreries et de se mettre au travail, car il y en a. Dès septembre, l'équipe du MoDem 31 devra réunir les adhérents, mener un gros travail de réflexion pour les élections européennes et régionales (qui concernent encore plus le local), et occuper le terrain pour parler aux électeurs !

mardi 20 mai 2008

Réforme des institutions: soyons responsables !



En pleine phase de négociations, la réforme des institutions issue du projet de loi gouvernemental lui-même inspiré du rapport du comité Balladur paraît incertaine. En effet, pour que celle-ci voit le jour, il faut que 3/5 des parlementaires réunis en Congrès adopte la révision de la Constitution, ce qui suppose un accord avec le PS, ou au moins une abstention des parlementaires socialistes.

Or, ces derniers ont, par la voix de François Hollande (qui ne représente peut-être pas le vote final de tous les socialistes...), conditionné un vote positif des socialistes à deux conditions: l'intégration du temps de parole du chef de l'Etat à celui de la majorité dans les médias audiovisuels et la modification du collège d'électeurs et du mode de scrutin pour les sénatoriales. Or cette dernière condition, présentée par les socialistes sous forme de proposition de loi, a été rejetée par les députés.

François Bayrou, lui, conditionne son vote à l'intégration d'une dose de proportionnelle dans les élections législatives et la constitutionnalisation de l'interdiction de présenter un budget en déficit de fonctionnement. Si cette dernière, âprement défendue par le Nouveau Centre, a été acceptée par Nicolas Sarkozy, on sait que l'intégration d'une dose de proportionnelle n'est pas du tout à l'ordre du jour pour la majorité UMP.

Pour l'instant, cela signifierait donc que deux formations politiques majeures, le MoDem et le Parti Socialiste (ce dernier pouvant même mettre à mal la révision), n'approuveraient pas la réforme des institutions. Or, si cette réforme est bien sûr imparfaite, s'il est clair que le mode de scrutin, autant pour les sénatoriales que pour les législatives n'est pas un gage de pluralité et de démocratie achevée, il n'en demeure pas moins que le projet de révision comporte des avancées institutionnelles très nettes. Notamment, et c'est pour le juriste que je suis une avancée primordiale, le projet prévoit d'introduire dans notre droit l'exception d'inconstitutionnalité. Cela signifie qu'un citoyen pourra, au cours d'un procès, soulever l'exception d'inconstitutionnalité sur une loi qui lui serait appliquée et qu'il estimerait inconstitutionnelle. Le juge, après des vérifications de procédures et du sérieux de la demande, posera alors une question préjudicielle au Conseil constitutionnel qui jugera de la constitutionnalité ou non de la dite loi. Ce nouveau droit pour les citoyens est une avancée significative, que beaucoup de pays européens ont déjà adopté... Il serait dommage qu'au nom d'une stratégie politique, le centre et la gauche ne participent pas à cette avancée démocratique importante, d'autant plus que cette révision comporte d'autres avancées, notamment sur les droits du Parlement...

jeudi 15 mai 2008

Assises de la mobilité: les premiers constats

Deux réunions, la réunion du secteur 4 et celle du secteur 1 ont déjà eu lieu. Malheureusement, je n'ai pas pu assisté à la réunion du secteur 1 à laquelle je voulais participer. Mais déjà peut-on faire plusieurs constats, les uns plutôt positifs, les autres plutôt négatifs :

Les constats positifs:

- un site web très complet avec des comptes-rendus détaillés, l'intégralité des débats retransmis...sans cela je ne pourrai pas faire de billet sur le sujet, et c'est un signe de transparence louable !

- une volonté affichée qui semble se concrétiser d'écouter les toulousaines et les toulousains, qui sont réellement acteurs de ces assises.

Les constats négatifs:

- certes, les toulousains sont écoutés, mais encore faut-il qu'ils en soient informés. Car si les panneaux publicitaires informent de ces assises, le citoyen doit faire la démarche lui-même d'aller sur le site web pour voir les dates des réunions. En effet, je ne sais pas si c'est seulement mon cas, mais je n'ai reçu chez moi aucune brochure ou information alors que je paye la taxe d'habitation. Il aurait été judicieux, et je pense pas très couteux, d'envoyer à chaque toulousain une lettre explicative avec les dates des réunions, et pourquoi pas un questionnaire à remplir pour ceux qui n'auraient pas le temps de s'y rendre.

- Deuxième regret, l'absence de personnes qualifiées dans le domaine des transports et des acteurs économiques. Il est en effet flatteur pour le citoyen d'annoncer "les experts pour parler mobilité, c'est vous", mais les financements, les aspects techniques, la concrétisation de ces assises en réalisation effective ne pourra se faire qu'avec les partenaires économiques, les professionnels de la mobilité. C'est d'ailleurs sur cette concrétisation réelle que sera jugé l'équipe de Pierre Cohen, et nous verrons certainement cela à mi-mandat voire à la fin du mandat.

mardi 13 mai 2008

La musique, la performance et le contrôle de gestion...

Voici un texte que je trouve assez drôle, et qui finalement est assez vrai par certains aspects...

Un président de société reçoit en cadeau un billet d'entrée pour une représentation de la Symphonie Inachevée de Schubert. Ne pouvant s'y rendre, il passe l'invitation à M. LOLF, son Contrôleur de performance. Seule condition, que M. LOLF lui fasse un mémo sur la qualité du concert.

Le lendemain matin, le président trouve sur son bureau le rapport de M. LOLF:

1) Les quatre joueurs de hautbois demeurent inactifs pendant des périodes considérables. Il convient donc de réduire leur nombre et de répartir leur travail sur l'ensemble de la symphonie, de manière à réduire les pointes d'inactivité.

2) Les douze violons jouent tous des notes identiques. Cette duplication excessive semblant inutile, il serait bon de réduire de manière drastique l'effectif de cette section de l'orchestre. Si l'on doit produire un son de volume élevé, il serait possible de l'obtenir par le biais d'un amplificateur électronique.

3) L'orchestre consacre un effort considérable à la production de triples croches. Il semble que cela constitue un raffinement excessif, et il est recommandé d'arrondir toutes les notes à la double croche la plus proche. En procédant de la sorte, il devrait être possible d'utiliser des recrutés locaux et des opérateurs peu qualifiés.

4) La répétition par les cors de passage déjà exécuté par les cordes ne présente aucune nécessité. Si tous les passages redondants de ce type étaient éliminés, il serait possible de réduire la durée du concert de deux heures à vingt minutes.

Nous pouvons conclure, Monsieur le Président, que si Schubert avait eu à sa disposition des indicateurs de performance et de contrôle de gestion, il aurait été en mesure d'achever sa symphonie.

samedi 10 mai 2008

Exclusif ! L'interview du Petit Grognard !


Il était annoncé et attendu, voici l'interview du Petit Grognard, auteur du blog bien connu de ce jeune militant toulousain du MoDem ! Un mois après l'arrêt de son blog, il m'a fait l'honneur de répondre à mes questions sur mon blog naissant !

Bonjour Petit Grognard, et merci de me faire l’honneur de t’interviewer sur mon jeune blog ! Ca te fait quoi d’être interviewez comme une star de la blogosphère ?

Ca me fait plaisir car c’est une première ! Et je suis ravi de ton idée car j’en profite pour encourager mes amis blogueurs toulousains et d’ailleurs à te lire. Tu commences déjà à trouver ta « touch », rien qu’avec la politique toulousaine. Je te lirai souvent et je pense qu’on va entendre parler de ton blog si tu arrives à tenir !

Tu as arrêté de mettre ton blog à jour il y a plus d’un mois, et tu l’as mis hors ligne il y a quelques jours, alors que celui-ci était un des blogs les plus lus…Peux-tu nous rappeler pourquoi cette décision ?

Premièrement, j’étais inquiet du temps que cela prenait. C’est chronophage de tenir un blog quand « on se prend trop au jeu ». J’ai une thèse à écrire, d’autres expériences à mener. Bref, il fallait que je me libère d’une charge. Bloguer à un rythme soutenu est plus faisable quand on est retraité, chômeur ou Rmiste. C’est tabou ce que je dis, mais c’est vrai. Deuxièmement, si j’ai choisi ce moment précis c’est justement que mon blog ne marchait pas mal. Je n’aurais guère aimé voir mon blog mourir peu à peu. Alors j’ai arrêté (au bon moment je crois). En revanche, tu as tort en disant qu’il était des « plus lus ». Non, là-dessus, il est toujours resté modeste (200-300 visiteurs en moyenne à la fin). Là où je m’en suis bien tiré, c’est que ce blog s’est pas mal implanté sur Toulouse en 11 mois qui plus est. Pour le « Hors-ligne », je voulais vraiment ne plus être tenté de revenir en arrière. J’ai donc tout supprimé. Le côté « château de sable s’écroulant après une vague » me plait.

Pendant les municipales, ton blog a-t-il connu une « explosion » ?

Oui et Non (c’est une réponse de centriste, ça !) Oui, car dès janvier les visites ont augmenté plus fortement (bien que mon blog a toujours et sans discontinuité progressé depuis le début). Mais avec la campagne, j’ai constaté un « bon coup de fouet ». Et disons que les visiteurs se sont « localisés ». Avant un gros quart de mes visiteurs était de Paris, un quart était de Toulouse. A la fin des municipales, c’était plus de 40 % Toulouse. Non, car il a continué à progresser après et aurait pu progresser encore ;-)

A ton avis, quel a été le rôle de la blogosphère dans la campagne municipale toulousaine justement ?

Je suis bien incapable de répondre à cette question et je demanderai plutôt ton avis. Je pense que pas mal de blogueurs seraient intéressés si tu fais un billet pour raconter comment vous avez trouvé les différents blogs toulousains MoDem ou autres.

Certains hommes politiques trouvent parfois que cette « sur-communication » tue un peu ou dénature le débat politique, ou que la blogosphère est parfois plus violente et moins posée que dans la « réalité », qu’en penses-tu ?

Il faut admettre l’existence de cette forme nouvelle de liberté d’expression, soumise comme toute liberté d’expression à des lois qui la règlementent (au secours, je parle comme un juriste !). Au MoDem, je trouve qu’on a été assez soft par rapport aux blogs extrémistes. J’ai un peu irrité certains, Pinocchio un peu plus, mais c’était dit sous forme d’humour, donc ça passait. Ne l’oublions pas, il n’y a qu’un colistier de François Simon qui a menacé de faire un procès à Pinocchio !

Comment juges-tu la blogosphère post-campagne municipale ? Je vais te parler de deux blogosphères. La blogosphère MoDem, sur l’ensemble de la France. Elle est enfin sortie de son côté « promenons-nous dans les bois pour ramasser des myrtilles ». Avant, tous les blogueurs étaient potes et s’embrassaient virtuellement ou réellement (si si mais chut !). Puis elle s’est rendu compte d’une diversité d’opinions en son seing. Cette diversité s’exprime. Donc ça s’engueule (L’Hérétique et Hypos, moi-même avec Antonin, Michel avec Farid, et j’en passe… J’ai mis leur lien, ça les attirera ici, et fera connaître encore un travers de blogueur ) mais ce n’est pas plus mal au fond. Elle va gagner en sincérité et en profondeur. La blogosphère toulousaine me semble fatiguée. Je trouve l’ensemble sans nouveau souffle depuis la fin des municipales. Elle est par ailleurs assez idiote de se diviser en de multiples rencontres : Toulouse Carnet, Blog sur Garonne et République des Blogs.

Parlons un peu du MoDem…la blogosphère est très attentive aux évolutions statutaires, aux élections internes, etc… quel est ton sentiment sur la situation actuelle et l’avenir du MoDem, à la fois national et départemental ? Quelles seraient selon toi les solutions pour avoir une organisation plus efficace et éviter les tensions qui nuisent souvent pendant les périodes de campagne ?

Le MoDem me gonfle en ce moment. Je suis un peu en pause, mais je reviens toujours. J’aime surtout le tempo des élections. J’ai toujours cru à un centre fort, capable de s’allier tant avec la droite qu’avec la gauche. Tant que le MoDem existera, j’y resterai, comme un Grognard ! En revanche, s’il échoue, alors je reviendrai à mes premières amours : le centre-droit. En tout cas, le Nouveau Centre ne m’inspire pas car je suis bien content de ne pas être lié de près ou de loin au plus mauvais président de la Cinquième République, voire de toutes les républiques. Je ne regrette pas mon vote pour Ségolène Royal ! Je n’ai pas de solutions toutes faites pour une organisation plus efficace. Je crois que c’est surtout le comportement humain qui doit changer, plus que « le droit, les règles ». On aura beau faire tous les règlements intérieurs que nous souhaitons, c’est l’Homme qui doit changer. Jean-Luc Forget avait parlé « d’apprendre la démocratie ». C’est exactement ça et c’est un défi de taille. Sommes-nous capable de nous plier à un système démocratique quand nous sommes individuellement contre une mesure prise ?

Dernière question, inévitable…va-t-on te revoir sur la blogosphère en tant que blogueur… ?

Il ne faut jamais dire jamais… Mais très sincèrement, beaucoup m’ont dit « tu ne tiendras pas deux mois ». Pour le moment, ça ne me manque pas du tout. Et place à d’autres ! Prendre le temps de lire, de commenter et éventuellement écrire encore plus librement chez d’autres me plait, comme je l’ai fait récemment chez MIP MIP

vendredi 9 mai 2008

Fête de l'Europe - Pour un rassemblement des centristes aux élections européennes


En ce jour de fête de l'Europe, à l'aube de la présidence française de l'Union Européenne et à un an des élections européennes, le constat pour l'Europe est amer. Avec le Traité simplifié (qui porte très mal son nom soit dit en passant!) de Lisbonne, l'Europe peut certes continuer à avancer, mais il n'y a pas d'élan européen. L'Europe n'est pas poussée par le peuple, au contraire le peuple, les peuples la rejettent, la trouvent éloignée de ses préoccupations.

Pourtant, l'Europe est concrètement la voie de l'avenir en matière de défense, en matière d'environnement, en matière d'immigration, en matière d'emploi et plus largement d'économie. Nous savons bien que les solutions nationales, si elles diffèrent trop au sein de l'Europe, affaiblissent tous les pays européens. Que les grands sujets d'avenir, de mutation de nos sociétés, n'auront des réponses qu'à l'échelle européenne. C'est pourquoi il faut donner un nouveau souffle à l'Europe, et cela passe me semble-t-il par une Europe populaire, c'est-à-dire une Europe plus démocratique mais surtout plus politique, comprise par le peuple, proche du peuple.

Dans ce contexte, à un an des élections européennes, il me semble nécessaire de rassembler les forces centristes, démocrates de tous les pays européens, ce qui serait un signe fort. Car en effet, si une chose rassemble les centristes, c'est bien le sujet de l'Europe. En France, le MoDem, le Nouveau Centre, le Parti Radical de Gauche, le Parti Radical, et toutes les autres formations se réclamant du centre pourraient se réunir pour porter l'idéal européen qui les rassemble, et discuter ensuite avec les autres formations politiques centristes des pays européens.

C'est en tout cas le vœux, peut-être utopique, que je forme en ce jour de Fête de l'Europe !

jeudi 8 mai 2008

"Les enfants de la liberté" - Marc LEVY


En ce jour de commémoration de l'armistice de la Seconde Guerre Mondiale, je voulais vous faire partager la lecture d'un nouveau roman de Marc Lévy, "Les enfants de la liberté". Il raconte l'histoire d'une bande d'adolescents héroïques, et pourtant si modestes, qui, dans l'anonymat ont résisté à l'occupation nazie. L'histoire de ces jeunes qui résistent tout en essayant d'oublier leurs faims, leurs peurs, et qui en refusant de se soumettre sont passés de l'enfance à l'âge adulte sans connaître l'insouciance de l'adolescence...Un roman qui se lit facilement et qui m'a beaucoup plu, d'autant plus que cette aventure se passe à...Toulouse. Difficile alors de ne pas se sentir touché par ces ados qui trouvent plaisir à manger un seul plat de lentilles dans un restaurant place Jeanne d'Arc avant de se retrouver rue de Metz ou place Esquirol pour distribuer des tracts sous le nez de Pétain, puis se retrouvent dans une ferme de la "Côte pavée" ou à la garde désertée de Saint-Agne...

Ce livre est finalement un hommage à ces enfants, qui sans être des "Jean Moulin", n'en sont pas moins des héros de la Résistance, qui n'ont jamais perdu espoir malgré leurs situations dramatiques et la perte nombreuse de leurs camarades, sans pouvoir le crier ni le pleurer...

mardi 6 mai 2008

Un an de présidence Sarkozy...

Oui, je sais, ce n'est pas très original de faire un billet sur le bilan de la première année du mandat de Nicolas Sarkozy en ce 6 mai 2008... Mais c'est un peu un passage obligé...

Beaucoup de billets feront de l'antisarkozysme primaire. Si je ne me plierai pas à ce jeu, ne vous attendez pas non plus à ce que je me réjouisse qu'il reste encore quatre ans de sarkozysme à subir !

Cependant, et malgré les manifestations, les grèves, les mécontentements, on peut reconnaître à Nicolas Sarkozy une chose, concernant la politique économique et sociale menée: il avait prévenu ! Les français ont en effet voté en conscience le programme que le gouvernement Fillon applique plus ou moins: le paquet fiscal est selon moins très contestable, mais il est dans la philosophie économique dont se réclamait Nicolas Sarkozy; la baisse du nombre des fonctionnaires, idem (mais encore une fois, l'Education Nationale est la variable d'ajustement, alors qu'elle devrait être une des structures préservées par ces économies). Quant au pouvoir d'achat, on pouvait s'attendre à ce que Nicolas Sarkozy ne fasse pas de miracles et que la formule "travailler plus pour gagner plus" suppose au préalable une conjoncture économique favorable (on a beau libérer les charges de l'entreprise comme le préconise la droite ou partager le travail comme le préconise la gauche, c'est avant tout la confiance et le contexte économique qui crée l'emploi et qui fait monter les salaires !)

Mais je m'attarderai plutôt au comportement du Président de la République, qui pour le coup me choque beaucoup plus. En effet, on attend d'un Président de la République une stature, de la hauteur, et de la pudeur. Représenter l'Etat français suppose de celui qui le représente du recul, de la réflexion, de la mesure. Au lieu de cela, Nicolas Sarkozy se mêle de tous les détails de la politique intérieure...certainement pour faire oublier qu'il n'a pas la hauteur nécessaire pour assumer sa vraie fonction. Ce n'est pas des détails que de montrer l'argent, la peoplisation, de laisser voire de faire les jeux des médias people. Ce n'est pas une petite bavure que de perdre son sang-froid en public contrairement à ce qu'exige la plus haute fonction de l'Etat. Ce n'est pas une question de droite ou de gauche. Un président doit être le président de tous les français, pas le Président bling bling des "peoples", pas le Président de l'UMP...

Dans cette première année de mandat, c'est ce comportement qui m'inquiète le plus. Nicolas Sarkozy a accédé à la Présidence comme un enfant aurait enfin acquis le jouet qu'il convoitait le plus... Mais présider la France n'est pas un jeu...

dimanche 4 mai 2008

J-1 avant le lancement des "Assises de la mobilité" à Toulouse: le premier grand test pour Pierre Cohen

Demain seront lancées les "Assises de la mobilité", qui auront lieu du 5 mai au 28 juin. Au programme, réunions par secteur, puis réunions par thèmes (transports collectifs, modes doux de déplacement, entreprises, voitures), et enfin réunion plénière pour faire la synthèse des propositions des toulousains, des experts...

Intitulée "Etats généraux de la mobilité" dans le programme de "Toulouse autrement", rapidement approprié par la liste de Pierre Cohen, adoptée enfin par la liste "Toulouse pour tous" de Jean-Luc Moudenc (cette partie du programme de "Toulouse autrement" étant une condition de la fusion au second tour), source des principaux débats pendant la campagne, ces Assises de la mobilité seront très suivies par les toulousains, et par les médias locaux.

Sur la forme, on peut peut-être regretter la communication axée sur les panneaux publicitaires notamment, ce qui coûte sûrement assez chers par rapport à l'envoi d'une lettre explicative et d'une documentation à tous les toulousains, ce qui n'a pas été fait pour l'instant.

Mais l'enjeu n'est pas là. L'équipe de Pierre Cohen sera jugée sur les résultats, et sur la façon dont la municipalité mettre réellement en œuvre le plan d'action esquissé pendant ces semaines de la mobilité. Plusieurs questions se posent: va-t-on réellement donner aux toulousains les moyens de réfléchir et de proposer, ou va-t-on les mettre devant des diapos Powerpoint de projets déjà ficelés ? Deuxième question, si les toulousains peuvent vraiment proposer, va-t-on réellement appliquer leurs propositions, et avec quels moyens ? Il faudrait que la dernière réunion, la réunion plénière, soit une réunion de vérité, où les élus feront le bilan des propositions, informent des moyens financiers à dispositions, et débattent avec les participants des priorités, pour qu'à la fin de ces Assises, on arrive à un plan d'action réel, relativement rapide et réaliste.

Pour ma part, je me rendrai certainement, dans la mesure de mes disponibilités, à la réunion du secteur 1 et à certaines réunions thématiques, sans à priori négatif ! Car la mobilité concerne tous les toulousains ! Affaire à suivre !

Site web des Assises de la mobilité: http://assisesdelamobilite.toulouse.fr

mercredi 30 avril 2008

A lire ! "L'Etat schyzo", de Martine Lombard


Dans le cadre du Master II de Droit Public Fondamental, j'ai lu "l'État schyzo", de Martine Lombard, dont j'ai fait le "compte-rendu" à mes collègues. Si cela a été fait dans le cadre d'études juridiques, que l'auteur est une juriste reconnue et de talent, ce livre n'en reste pas moins accessible à tout public, et je vous le conseille vivement !

Martine Lombard dénonce avec vigueur la schizophrénie de l'État français, qui tient bien souvent l'Europe comme responsable de tous nos maux et particulièrement responsable de la crise de nos services publics. Or, Martine Lombard démontre que d'une part, les décisions européennes sont évidemment prises par les Etats européens, et donc par nos gouvernants, gauche et droite confondue. Elle rappelle par exemple que la privatisation d'EDF-GDF a été décidé au sommet de Barcelone, pendant la cohabitation Chirac-Jospin, le Président de la République et le Premier Ministre étant alors en parfait accord pour signer cette privatisation et ne pas trop l'ébruiter pour la campagne présidentielle de 2002... D'autre part, Martine Lombard dénonce le fait que l'Etat, s'abritant derrière Bruxelles, délaisse un certain nombre de nos services publics alors que l'Europe n'empêche en aucune façon l'Etat d'aider les entreprises ou organismes à gérer la mission particulière qu'est le service public.

Mais ce livre ne s'arrête pas à de simples observations, Martine Lombard analyse en profondeur les problèmes rencontrés par les grands services publics français, tels que l'électricité, le transport ferroviaire, le service postal, les télécommunications...

Une analyse pertinente, sans langue de bois, dans un style accessible mais profond ! Je le conseille à tous ceux qui veulent se faire une idée de l'avenir de nos services publics, dont les hommes politiques rabâchent souvent les mots sans savoir vraiment de quoi il s'agit ni le contexte dans lequel ils évoluent...

NB: Je précise que je ne perçois pas de commissions sur les ventes de Martine Lombard, je doute qu'elle ait connaissance de mon blog !